« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »

30.05.2008

Ethnomasochisme : Michael Moore (2eme partie)

 

 

512876798.jpg

 
Extraits : Stupid white men

 

3. N'achetez pas de flingues

La majorité des armes à feu en Amérique sont achetés par des Blancs. Chaque année, 500 000 armes à feu sont volées, la plupart appartenant à des Blancs de banlieue. <..> Ces armes à feu de blancs ont causé de graves souffrances et de nombreux morts parmi les afro-américains. La mort par balles est la 1ère cause de mortalité chez les jeunes noirs. <..> Pas un seul afro-américain ne contrôle une compagnie d'armes à feu. <..> Pas un seul noir ne possède d'avions qui distribuent des armes dans le pays. Tout ceci est la cause des blancs. <..> Alors si vous êtes blanc, et que vous voulez réduire la 1ère cause de mortalité chez les jeunes noirs, voici la réponse : n'achetez pas de flingues. <..> Plus de flingues qui trainent, c'est plus de flingues volés qui finissent par atterrir dans les pauvres quartiers noirs.

4. Arrêtez les faux-semblants pour les Noirs. <..> Arrêtez les conneries sur "vos amis noirs". Vous n'avez pas d'amis noirs. <..> Nous vivons dans notre monde, eux dans le leur.

6. Ne vous mariez pas avec d'autres petits blancs. <..> donnera finalement une nation d'une seule couleur. <..> Et lorsque nous serons tous de la même couleur, nous n'aurons plus de raison de nous haïr.
 
 

La France a aussi son Michael Moore et un ethnomasochiste de première classe en la personne du chanteur Pierre Perret :

 

Chanson : Mêlangez-vous.

« Femmes pleines de grâce
Ouvrez vos bras aux hommes

Qu’on dit d’une autre race.
Femmes changez la donne
Quand y aura plus
Qu’un’ seule couleur
Ce s’ra la bonne. »

 
 
 
 

29.05.2008

Ethnomasochisme : Michael Moore (1ere Partie)

283806889.jpgExtraits : Stupid White Men 

 

Ce virus de la Stupidité Blanche est si puissant qu'il a même infecté des noirs comme Colin Powel, le Secrétaire d'intérieur Gale Norton, ou la Conseillère à la Sécurité Nationale Condoleeza Rice. <..> Ce virus nous a touché si durement que je me demande si nous nous en sortirons un jour.

<..> Ces Stupides Hommes Blancs doivent être arrêtés.

Chapitre 4 : "Tuons les petits blancs" ("Kill Whitey")
Je ne sais pas pourquoi mais à chaque fois que je vois un Blanc se rapprocher de moi, je stresse. Mon cœur s'accélère, et immédiatement je cherche un échappatoire et un moyen de me défendre. Je me fustige pour être dans la rue alors qu'il fait nuit. Ai-je bien remarqué les gangs mafieux de Blancs rodant dans les ruelles <..> Maintenant le Blanc se rapproche, de plus en plus et oh ! il passe à côté de moi sans me frapper, et je peux alors respirer.

Les Blancs me font peur. Ceci peut être dur à comprendre, vu que je suis Blanc moi même, mais ma couleur me donne une certaine clairvoyance. Par exemple, je me trouve moi même particulièrement effrayant la plupart du temps alors je sais de quoi je parle. Vous pouvez me croire sur parole : si vous vous retrouvez soudainement entouré de Blancs, faites attention, tout peut arriver.

En tant que Blancs, nous croyons à tort être en sûreté entouré d'autres Blancs. On nous enseigne depuis notre naissance que nous devrions avoir peur des personnes non blanches. <..> Dès que je regarde ma vie, je constate un fait étrange mais indéniable. Chaque personne qui m'a fait du mal dans ma vie - le patron qui m'a viré, le professeur qui m'a giflé, le principal qui m'a puni, le gamin qui m'a touché à l’œil avec une pierre, l'autre gamin qui m'a tiré dessus avec son pistolet BB, le directeur qui n'a pas renouvelé TV Nation, le gars qui m'a harcelé pendant trois ans, le comptable qui a doublé mes taxes, l'ivrogne qui m'a frappé, le cambrioleur qui a volé ma télé, l'entrepreneur qui m'a sous-payé, la petite amie qui m'a quitté, la petite amie suivante qui m'a quitté encore plus tôt, le pilote de l'avion qui a heurté un camion sur la piste, l'autre pilote qui a décidé de traverser une tornade, la personne qui volait mes chèques au bureau pour plus de 16 000$ - tous ces individus ont été des Blancs !

Coïncidence ? Je ne crois pas

Je n'ai jamais été attaqué par un Noir, jamais été expulsé par la faute d'un Noir, jamais eu mon contrat d'assurance déchiré par un propriétaire noir, jamais eu un propriétaire noir, jamais eu un meeting à Hollywood avec un responsable exécutif noir, jamais eu un agent noir pour me représenter, jamais eu un Noir refuser à mon enfant l'école de son choix, jamais eu un Noir qui m'a vomi dessus à un concert de Motley Crue, jamais été bousculé par un flic noir, jamais été escroqué par un vendeur de voitures noir, jamais eu un noir me refuser un crédit bancaire, jamais eu un noir essayant de pourrir mon film, et je n'ai jamais eu un Noir me dire "Nous sommes là pour supprimer 10 000 emplois, bonne journée !"

Je ne pense pas être le seul Blanc à dire cela. Chaque insulte, chaque acte cruel, chaque douleur et souffrance dans ma vie est associé à un homme de race blanche. Alors, hein, pourquoi donc devrai-je être effrayé par les Noirs ?

Je regarde le monde dans lequel je vis et je constate que ce ne sont pas les Afro-américains qui ont fait de cette planète un lieu si pitoyable et si effrayant. Récemment, un article de la rubrique Science du New York Times posait en titre la question "Qui a construit la bombe H ?"

L'article parlait ensuite de la dispute entre les différentes personnes qui réclamaient le crédit d'avoir fabriqué la 1ère bombe. Franchement, quel intérêt, parce que je connaissais la seule réponse pertinente "C'ETAIT UN HOMME BLANC". Aucun Noir n'a jamais conçu ou construit une bombe pour annihiler des gens innocents, que ce soit à Oklahoma City, Colombine ou Hiroshima.

Non, mes amis, c'est toujours l'homme Blanc. Regardons de plus près :

Qui nous a donné la peste noire ? Un blanc
Qui a inventé le PBC, le PVC, le PBB et tous ces produits chimiques qui nous empoisonnent ? Les Blancs
Qui a commencé toutes les guerres impliquant l'Amérique ? Les Blancs
Qui est responsable des programmes de la chaîne FOX ? Les Blancs
Qui a inventé les cartes de pointage ? Un Blanc
Qui a eu l'idée de polluer le monde avec le moteur à combustion ? Les petits blancs
L'Holocauste ? Ce gars qui n'a pas rendu service aux Blancs (c'est d'ailleurs pour ça qu'on préfère l'appeler un nazi et ses supporters des Allemands)
Le Génocide des Indiens ? Les Blancs
L'esclavage ? Les petits Blancs
Jusqu'ici, pour l'année 2001, les compagnies américaines ont licenciés plus de 700 000 personnes. Qui a ordonné les licenciements ? Des patrons Blancs.
Qui me harcèle sur Internet ? Un putain de Blanc, et si je le trouve, c'est un homme Blanc mort.
Vous nommez le problème, la maladie, la souffrance humaine, ou l'abjecte pauvreté que connaissent des millions de gens, et je vous parie 10 dollars que je peux y mettre le visage d'un Blanc plus vite que vous ne pourriez nommer les membres des N' Sync.

Et quand je regarde les infos chaque nuit, que vois-je encore et encore ? Des Noirs accusés de meurtres, de viols, de pillages, de poignarder, de viols collectifs, d'émeutes, de vendre de la drogue, de proxénétisme, de faire trop d'enfants, de balancer les enfants par les fenêtres, d'être sans père, sans mère, athée, ou stérile.

"Le suspect est un homme de race noire...Le suspect est un homme de race noire...LE SUSPECT EST UN HOMME DE RACE NOIRE..."

Peu importe dans quelle ville je suis, les infos sont toujours les mêmes, le suspect est toujours le même noir non identifié. Je suis à Atlanta ce soir, et je peux jurer que le portrait robot d'un noir recherché que la police a diffusé à la télé est le même que celui diffusé hier soir à Denver et avant hier à Los Angeles. Dans chaque portrait robot, il grimace, il est menaçant et il porte les mêmes vêtements. Est-il possible que ce soit le même Noir qui perpétue chaque crime commis en Amérique ?

<..> C'est incroyable, mais malgré le fait que la plupart des actes criminels soient commis par des Blancs, on pense systématiquement à des Noirs lorsque l'on évoque des actes criminels. Demander à n'importe quel personne de race blanche le portrait type d'un cambrioleur ou d'une personne qui l'agresse dans la rue, elles admettront que la personne qu'elles ont en tête ne correspond pas à eux-mêmes. Dans leurs types, ces criminels imaginaires s'appellent Mookie, Hakim ou Karim mais jamais le petit rouquin Jimmy.

Comment le cerveau peut ressentir une peur pareille, lorsque tout indique le contraire ? Est-ce que les cerveaux des Blancs voient les choses d'une façon mais croient l'opposé à cause de leur race ? Si c'est le cas, alors est-ce que tous les Blancs souffrent d'un complexe d'infériorité aggravée ?

<..> Evidemment, peu importe combien de fois l'on indique que ce sont les Blancs qui sont à craindre, ça n'imprime pas. Chaque fois que vous allumez la télé pour les infos sur un massacre à l'école, c'est toujours un gamin blanc qui dirige le massacre. Chaque fois qu'ils attrapent un serial killer, c'est toujours un dingue de blanc. Chaque fois qu'un terroriste explose un immeuble administratif, ou qu'un fou furieux force 400 personnes à boire du Kool-Aid, ou qu'un compositeur des Beach Boys incite une douzaine de nymphettes à tuer "tous les porcs" dans les collines d'Hollywood, c'est toujours un membre de la race blanche qui est impliqué.

Alors pourquoi ne nous enfuyons nous pas lorsque nous voyons approcher des petits blancs ? Pourquoi n'osons nous pas dire à un Blanc demandeur d'emploi "Hem, j'suis désolé, mais il n'y a pas de boulot pour l'instant" ? Pourquoi nous faisons nous du souci pour que nos filles se marient avec des Blancs ?

<..> Les afro-américains sont au plus bas de l'échelle sociale depuis le jour ou ils sont venus ici enchaînés et battus, et ceci n'a pas bougé d'un pouce, pas un seul jour. Tous les autres groupes immigrants qui ont atterri ici ont été capables de progresser dans la société.

<..> Environ 20 des jeunes Noirs (16-29 ans) ne sont ni à l'école ni au travail, à comparer avec les 9% parmi les jeunes Blancs.
<..> Les femmes noires sont quatre fois plus susceptibles de mourir à leur accouchement que les femmes blanches.
<..> Le taux de chômage des Noirs est le double de celui des Blancs depuis 1954.
<..> Alors pourquoi les Afro-américains subissent-ils un tel traitement, alors qu'ils sont si peu responsables des malheurs de notre société ? Pourquoi sont-ils ceux qui sont punis ? Que je sois damné si je le sais ?

<..> L'intelligence caucasienne ! Vous voyez, nous sommes de vrais cons, Comme des idiots, nous arborons notre racisme sur nos figures.

<..> Seul 4% des Afro-américains disposent de diplômes universitaires, contre 9% chez les blancs et 15% chez les sino-américains. Nous avons verrouillé le système, nous assurant que les Noirs iraient aux plus mauvaises écoles publiques, pour les empêcher d'accéder aux meilleures universités <..>

Yes, we are a very crafty, cagey race – and damned if we haven’t gotten away with it!

<..> Pour passer le temps, j'ai inventé un jeu, je calcule le temps passé avant de voir un noir qui ne porte pas d'uniforme ou qui ne soit pas réceptionniste (ils font le trip Négro-à-la-réception à Los Angeles). Durant mes trois derniers voyages à Los Angeles, le chronomètre ne s'est jamais arrêté, le nombre de Noirs valait zéro. Que je puisse parcourir des jours entiers la deuxième plus grande ville américaine et rencontrer uniquement des Blancs, des Asiatiques et des Hispaniques, mais aucun Noir, est un formidable témoignage et une preuve indéniable de notre société d'apartheid. <..> Comment les Blancs ont t-ils réussi à cacher à ma vue le million de citoyens noirs de Los Angeles ? Un génie extraordinaire !

<..> Au moins une fois dans ma vie, j'aimerai entrer dans un avion avec uniquement des passagers de race noire au lieu de le voir rempli de cons de blancs qui passe leur temps à m'emmerder.

Mais ne vous méprenez pas, je ne hais pas les Blancs.

<..> Je me demande combien de temps encore nous vivrons en pratiquant l'esclavage. Ca y est, je l'ai dit. ESCLAVAGE.

Astuces de survie pour l'Amérique blanche

1. Employez uniquement des Noirs. Je n'emploie plus de blancs. Mais je n'ai rien contre eux, bien sûr. <..> Plus j'y pense, plus je trouve les employés de race blanche une source de problèmes. <..> A partir de maintenant, les petits blancs ne travailleront plus ici.

Premier meeting identitaire à Paris

878515968.gif

Face à la racaille, vous n'êtes pas seuls

Regardez bien les drapeaux présents à la fin de la vidéo.  

 

—————————-
JEUNESSES IDENTITAIRES
—————————-
Communiqué du 26 mai 2008

:: Face à la racaille vous n’êtes pas seuls ::

Depuis vendredi Anderlecht est le théâtre d’affrontements violents entre des jeunes Belges et des jeunes allochtones.

Mercredi, un appel à tous les immigrés des quartiers de Bruxelles a été lancé sur un « skyblog » pour « leurs montré qui domaine cette ville »* le vendredi suivant. Ces violences font suite au viol la semaine précédente d’une jeune Belge par quatre Marocains dans un parc d’Anderlecht. Mais aussi au tabassage par des Marocains de très jeunes supporters qui fêtaient la coupe belge de foot remportée par le club de leur ville.

Les supporters d’Anderlecht au cri de “On est chez nous” ne se sont pas laissés faire et on été rejoints par beaucoup d’autres jeunes Belges.

Dans cette ville populaire divisée ethniquement et minée par le chômage et l’insécurité, les Jeunesses Identitaires saluent le courage des jeunes Belges.

*orthographe original

———————————————————–
JEUNESSES IDENTITAIRES
http://www.jeunesses-identitaires.com
Contact : contact@jeunesses-identitaires.com
———————————————————–

28.05.2008

Quand les «Gaulois» perdent leurs repères

Ethnomasochisme : Tendance d'un peuple déterminé à dénigrer sa propre histoire, sa culture et ses valeurs par rapport à celles de l'étranger, en stigmatisant ses propres fautes historiques et en souhaitant sa propre dissolution par le fait d'une immigration massive. Les adversaires du métissage considèrent son apologie comme une forme d'« ethnomasochisme ».

 

Éric a grandi à Aubervilliers, dans une cité populaire. Avec ses frères, ils étaient parmi les rares «blancs». Quand il a percé dans l'édition, il a déçu les critiques parisiens : «Pour eux, un vrai gars des cités est forcément d'origine étrangère. Ils n'imaginent pas de prolétaires blancs.» Encore moins en Seine-Saint-Denis, perçue comme une terre d'immigrés. Dans certains quartiers, les «Gaulois» sont devenus minoritaires. On évoque leurs noms comme s'ils étaient les survivants d'une autre époque.


La plupart sont installés dans le département de longue date et les amitiés anciennes résistent au repli communautaire. À Noisy-le-Sec, Chantal, une communiste historique, partage régulièrement couscous ou mafé avec ses voisins. «Les relations sont ici plus chaleureuses qu'en centre ville», assure-t-elle. Ses enfants ont grandi dans une famille élargie, le palier transformé en salle de jeu. Elle évoque l'entraide, les outils prêtés et les dépannages. Une «culture du groupe», dit-elle. Elle a vu le quartier évoluer, les commerces traditionnels laisser la place aux échoppes de produits halal ou exotiques. Elle regrette la diversité d'antan, mais se reprend vite : «Je ne vais pas virer FN pour défendre une charcuterie !»


Dans la même cité, certains Blancs vivent, eux, retranchés comme une minorité de perdants. Tout les agresse : le marché aux épices, les bandes de jeunes qui squattent les espaces publics, les services sociaux monopolisés, selon eux, par ceux qu'ils appellent «les bronzés». «Nous ne faisons pas le poids. Les Arabes font la loi et comme d'habitude nous la respectons !», dit un vieux monsieur las.


Les plus âgés vivent mal ce qu'ils perçoivent comme une déchéance du quartier, alors que s'effacent leurs repères et leur jeunesse. Ils se sentent dépossédés. Quelques-uns rejettent en bloc les Arabes, les Noirs, les Turcs, les Pakistanais, les Chinois, et maintenant ceux de l'Est.


Accoudé au comptoir d'un bar PMU de Pantin, Lionel, la quarantaine, tempère : «Les Arabes sont comme nous. Alors que les Russes sont d'une violence inouïe. Ce n'est pas une question de couleur mais de moeurs.» À côté de lui, son copain déplore «les fêtes des Antillais tous les samedis». Mais très vite, tous deux reprennent leur Loto et leur tiercé, plaisantant avec les autres habitués, pour la plupart de vieux travailleurs maghrébins. Un climat bon enfant où l'alcool et le jeu servent de ciment.


Moins on se fréquente, plus on se méfie. Les parents, obligés de vivre dans une zone à forte densité immigrée, sont particulièrement inquiets. «Mon fils multiplie les provocations en classe pour faire oublier ses bons résultats. Sinon, ses camarades l'embêtent», s'émeut une mère de famille. «La réussite d'un blanc les insupporte. D'autant qu'elle souligne leur propre échec.»


Frédéric Fauron, un entrepreneur de Neuilly-Plaisance, n'est pas aussi catégorique : «On montre du doigt les meneurs, souvent d'origine étrangère, comme si nos Gaulois étaient des anges. Beaucoup profitent du bazar pour vivre leur révolte d'adolescents.» Pour lui, la génération black/blanc/beur existe bien, forgée par une communauté de destin. Les jeunes Blancs des quartiers ont poussé avec les Beurs et les Noirs, les ont côtoyés sur les bancs de l'école, parlent le même langage «banlieue» et partagent bien souvent la même précarité économique. Pour autant, ce père de deux lycéens scolarisés dans le public ne nie pas la domination exercée par les caïds sur les «filles blanches» qui croient trouver une «protection» en paradant à leurs bras.


Les «Gaulois», qu'on appelle aussi ici les «Céfrancs», les «Pascals» ou encore les «Toubabs», doivent donner plus de gages que les autres pour intégrer une bande. Un aïeul venu d'ailleurs, une goutte de sang chaud sont bien vus. Cédric, issu d'un couple mixte, se fait appeler Driss par ses copains et voudrait récupérer le patronyme arabe de sa mère. L'«exotisme» fascine les petits Blancs, qui ironisent : «Mieux vaut être du tiers-monde que du quart-monde.»
 
 

Article paru dans Le Figaro le 06 mai 2004

 

Cécilia Gabizon

25.05.2008

Les Indo-Européens (2eme partie)

460144605.jpgL’individu

 

 L’individu comme le peuple, est qualifié par un nom auquel il s’identifiera et qui conditionnera son destin. Aussi, deux impératifs guident le choix du nom de l’enfant : le nom doit préfigurer ce qu’il deviendra, en lui donnant comme obligation morale de devenir tel ; le nom, rappelant celui du père ou de la mère, liera l’individu à la famille. Mais, ce nom n’est pas choisi librement : il doit rappeler la condition dans laquelle est né l’enfant. L’être est conçu comme une totalité d’où est exclue toute opposition entre le corps et l’âme.

 

L’individu, maillon d’une chaîne, n’est réel qu’en fonction d’une double appartenance : appartenance à un groupe fonctionnel et appartenance à une famille, à un clan, etc. Sa valeur et son « humanité » se mesurent à la façon dont il s’acquitte de ses devoirs envers ces groupes. La société Indo-Européenne est ordonnée verticalement en « quatre cercles » d’appartenance sociale. L’archétype est conçue ainsi : la famille, le clan ou le village, la tribu, la nation, chaque cercle possédant un chef nommé «  représentant » ou « possesseur ».

 

Les Européens privilégient le droit du sang : sont membres du groupe et « hommes libres » ceux qui naissent au sein du groupe de parents membres du groupe. La dignité est la donnée vitale et fonde la dignité de la personne. Sont libres, comme le précise une expression grecque, ceux qui « naissent de la souche ». On appartient au groupe par le sang, le mot Indo-Européen du sang véhicule de l’âme des ancêtres et des potentialités de l’être, renvoie à l’idée de « naître » ou « engendrer ».

 

Le lien communautaire est toujours sur la consanguinité, le sol est lié à l’idée d’ « espace de vie ». Les idées de sang et de sol entraînent un fort attachement à la nation qui se manifeste par les mythes d’autochtonie. Malgré les guerres intertribales ou interurbaines, les Indo-Européens avaient la conscience d’appartenir à une même nation, unis par les cultes, la langue et le sang. Face aux dangers, les différents peuples savent se grouper : Gaulois contre Romains, Grecs contre Perses. La fidélité à la nation et à la race est la règle.

 A l’opposé se trouve l’étranger, sans droits ni devoirs, potentiellement l’ennemi.

 

L’individu est soumis à plusieurs principes moraux, qu’il ne saurait enfreindre sous peine de déchoir et de porter atteinte à l’honneur de son groupe et des dieux.

-    Le destin que l’homme doit accepter, cela passe par le respect de son groupe et fonction sociale, qui n’empêche pas de s’élever socialement à condition d’en avoir les capacités.

La vérité, est la conformité des actes de l’homme avec ses paroles, ses engagements et le bon accomplissement des devoirs de son état..

La justice, elle est la conduite droite et « bien ajustée » qui repose sur une juste proportion dans les jugements et les partages.

La générosité, qualité du noble et du bon roi, seul celui qui donne et repousse l’avarice et l’usure, vices dénoncés par les poètes, est apte à régner et à commander.

 

Dans la société indo-européenne, la guerre est un état normal, c’est l’occupation habituelle de l’aristocratie. La victoire donne aux guerriers la gloire impérissable qui restera dans les mémoires. La guerre terrestre est le reflet des guerres cosmiques entre les dieux, elle est nécessaire au maintien de l’équilibre.

 

« J’ai honoré les dieux qui luttent contre les forces infernales. Comme eux, j’ai vaincu les hommes mauvais ; j’ai mis dans les fers les rebelles ; j’ai maintenu l’ordre du cosmos » La guerre est ritualisée : elle est déclarée solennellement, avec pour finalité de prendre ses dieux à témoins. La guerre est perçue comme un aspect ludique, reflet de la vision virile, active et combattante de la vie. Une lutte permanente, que l’Indo-Européen doit relever et vaincre.

Bibliographie : Ba-Ba des Indo-Européens, Bernard Marillier, Pardès ; Les Indo-Européens, Que sais-je ? n°1965, Jean Haudry,

23.05.2008

Les Indo-Européens. (1ere partie)

980916596.jpgAu moment où les technocrates du mondialisme construisent une Union Européenne sans se soucier de l’histoire de nos peuples, au moment où l’on discute de l’entrée de la Turquie dont certains souhaitent qu’elle soit « irréversible » (Jacque Chirac), au moment où chaque jour des millions d’européens/ennes deviennent de véritables décervelé(e)s sans honneur et passé, il est temps de se réapproprier notre histoire. Héritiers d’une même culture, nous avons les peuples européens une origine commune : les Indo-Européens.

 

Le terme « indo-européen » est un terme linguistique. On l’emploie depuis le XIX siècle et l’étude comparée des systèmes de langue des principaux parlers européens (exception faite du hongrois, du finnois, du basque et du lapon) Cette méthode comparative déduit une parenté posant la nécessité logique d’une origine commune, d’une « langue mère » disparue : l’Indo-Européen.

 

La source commune et la matrice originelle :

Il existe de nombreuses hypothèses pour la localisation de l’ultime habitat commun : 1- Le lieu anatolien des Ive-Ve millénaires ; 2- Le lieu anatolien du VIIe millénaire ; 3- Le lieu balkano-danubien ; 4- Le lieu nord-pontique ; 5- Le lieu nord/nord-est. Au delà des thèses, un fait demeure : l’existence d’une culture commune indo-européenne qui, au fil des siècles, se serait scindé en une multitude de cultures différenciées, donnant naissance à des modes de vie propres et à des langues évoluant différemment pour finalement aboutir, au terme des migrations, aux peuples historiques que nous connaissons.

La chronologie nous invite à placer ce tronc unitaire au mésolithique (9000/5000-4000 av JC) voire au paléolithique supérieur (10 000/9000).

 

Le foyer originel est à chercher au Nord, en milieu polaire. Les traditions les plus diverses (celte, grecque, romaine, scandinave, hittite, perse…) donnent une origine nordico-polaire à l’humanité et à la spiritualité. Selon les peuples, cette partie nordique est nommée de différentes manières : Pays des Dieux, Iles des Bienheureux, Ile du Nord du Monde…Les peuples celtes (la migration mythique des Tuatha De Danann) se disent issus du Nord-Ouest (Groënland, « la terre verte », l’Islande), les grecs de ce qu’ils nommaient l’Hyperborée, composée de cinq grandes îles dont le centre est Thulé où se rendait périodiquement Apollon.

 

Les types physiques des Indo-européens.

         « Tous les peuples indo-européens connus dans l’Antiquité sont de « race » blanche et de types divers. Tous les squelettes identifiables de l’Europe néolithique sont de type europoïde, et ils sont en général, même dans une culture déterminée, également divers » Les Indo-Européens : Histoire, langues, mythes, Bernard Sergent.

 

La Communauté.

         Les Indo-européens formaient un peuple, uni par la langue, par les idéaux, les conceptions, l’héritage littéraire ; ils avaient aussi en commun des institutions. Ce peuple indo-européen n’est pas une masse indifférenciée d’individus, c’est une communauté structurée, qui comporte une articulation « horizontale » avec les trois fonctions.

 La trifonctonnalité est propre aux Indo-Européens, découverte dans les années trente par G.Dumézil. A l’exception de l’Inde et de l’Iran, les Indo-Européens n’ont pas établi partout des sociétés à castes, mais plutôt à groupes (trois ou quatre) fonctionnels, ou encore, à concevoir une répartition des fonctions selon un schéma héroïco-mythique, reflet de la forme ancestrale de leurs société primitive. Les Indo-Européens conçoivent la vie, donc aussi la société, comme un cham où se heurtent des forces contraires mais complémentaires (forces magiques, forces physiques, etc). Le but n’est pas d’annihiler ces forces, mais de les canaliser en les hiérarchisant et en les sublimant par l’idéalisation d’une société où les luttes ne sont mentionnées que pour être mieux évacuées, sans être niées : « leur conciliation pour la bonne marche de la société est une volonté des Dieux. »
 

La répartition est la suivante :

La première fonction : puissance spirituelle et magique, souveraineté, administration, politique, droit, sagesse et sience.

Deuxième fonction : vertus guerrières, force physique, énergie, courage, héroïsme, protection et sécurité.

Troisième fonction (dépourvue d’unité) : productivité, fécondité, abondance des hommes, du bétail et des végétaux, richesse, santé, paix, beauté et volupté.

 

« Un mot important a été rencontré : celui de fonctions, des trois fonctions. Il faut entendre par là, certes, les trois activités fondamentales que doivent assurer des groupes d’hommes (prêtres, guerriers, producteurs) pour que la collectivité subsiste et prospère. Mais le domaine des fonctions ne se limite pas à cette perspective sociale. A la réflexion philosophique des Indo-Européens, elles avaient déjà fourni (…) ce qu’on peut considérer (…) comme un moyen d’explorer la réalité matérielle et morale, ou comme un moyen de mettre de l’ordre dans le capital de notions admises par la société »L’Idéologie tripartie des Indo-Européens, Georges Dumézil.

 

L’autorité spirituelle et le pouvoir temporel sont liés : le roi, distributeur de la nourriture et des biens, entretient le clergé qui, en échange, lui apporte l’aide des forces magico-divines. L’idéologie trifonctionnelle est capable d’endiguer de possibles tensions sociales par la sublimation des rôles sociaux des groupes fonctionnels.

 

Tous les panthéons Indo-Européens ont en commun de répartir les dieux et les déesses entre les trois (ou quatre) fonctions cosmiques et sociales (triade celte : Lug, Dagda, Nuada ; germanique : Odin, Tyr, Thor). La religion des Indo-Européens est païenne, particulière à un terroir donné, donc non universelle, et reflet de la diversité des peuples. Elle est polythéiste dans sa forme, réunissant une pluralité de divinités et de cultes propres à chaque peuple, « elle ignore les dogmes »

 

Les Indo-Européens possédaient un mot commun pour désigner  « dieu » : Deiwos (latin deus, sanskrit devah, gaulois devo, irlandais dia, scandinave tivas). Il provient de la racine *dei- ou *dyu-, « briller » : un être de blancheur et de lumière auquel sont liées les idées de sagesse. Le Soleil, est le grand dieu des Indo-Européens dont la forme terrestre est le feu. De nature communautaire, la religion s’articule slon quatre niveaux : les dieux familiaux, du clan, de la tribu et nationaux ou poliades. Vital chez les Indo-Européens, le culte des ancêtres est basé sur l’hommage que les vivants rendent aux dieux de la lignée, les ancêtres du groupe et, en particulier, à l’ancêtre éponyme.

 

Pour nos ancêtres, les mythes fondateurs prennent souvent la forme de guerres de fondation destinées à expliquer la création de la société trifonctionnelle des dieux et celle des hommes. Les Indo-Européens conçoivent la vie comme une lutte perpétuelle, contre le destin et les autres hommes, conception sous-tendue par une fierté aristocratique guerrière aimant la vie, le combat, le défi et par-dessus tout la renommée et la gloire, qu’on transmettra en héritage à ses descendants, rendant le « guerrier semblable aux Dieux » selon l’Avesta.

22.05.2008

Le corbeau dans les traditions indo-européennes

 

 

31043104.JPGNos racines, nous les retrouvons en toutes choses : dans les lieux où nous vivons, dans les histoires que nous écoutons, dans les paroles que nous prononçons. Voilà pourquoi il est important de connaître l'étymologie d'un terme si l'on veut mieux comprendre sa propre identité, et donc la conserver.

Notre mot « corbeau » (« corvo » en italien) nous vient du latin « corvus » (voir également l'accusatif singulier du terme désignant le corbeau en ombrien: « curnaco »). Ce mot a des origines indo-européennes très lointaines. Il dérive probablement d'une onomatopée (krŠ krŠ). Son existence est attestée dans diverses autres zones de l'aire indo-européenne, ce qui laisse présumer l'existence du mot dans le langage originel de ces peuples. On le trouve :

 

- dans l'aire celtique, avec l'irlandais « crü », reconstruit d'après « krowos »;


- dans l'aire germanique: en vieil-haut-allemand, « hraban »; en vieux-norrois, « hraukr »;


- dans l'aire baltique: en lithuanien, « s^àrka » et dans le verbe « kraûtki »);


- dans l'aire grecque, « corax, coróne »);


- dans l'aire indienne, comme ne sanskrit, « karavas »;


- dans l'aire albanaise/illyrienne, « sórre », qui signifie « corneille ».

 

 

Des langues indo-européennes, le terme est passé par la suite dans la langue hébraïque, « haraban ». Dans le foyer originel des Indo-Européens (Urheimat), la première patrie septentrionale de ces peuples, le corbeau sillonnait le ciel, le marquait de sa forme noire: il était l'épiphanie de plusieurs divinités, aux traits bien spécifiques. Son symbolisme est dual : il est lié à la sagesse, la prévoyance et la clairvoyance, d'une part, à la mort et à la destruction, d'autre part. Ses particularités font de lui un animal solaire et, en même temps, nocturne. C'est donc pour cette raison qu'il est souvent associé au loup, qui possède des caractéristiques analogues. Gianna Chiesa Isnardi, en se rappelant la Hálfs saga ok Hálfsrekka (la saga de Hálfr et des guerriers de Hálfr), affirme que « dans les figures des deux frères Hrókr inn hvíti e Hrókr inn svarti, « corbeau en blanc » et « corbeau en noir », on a conservé le souvenir de la double symbolique de l'animal » (in: I miti nordici).  

Dans le zoroastrisme, le corbeau est un animal bénéfique et pur qui dissipe la corruption; dans le culte de Mithra, le corbeau définit le premier grade initiatique des mystères solaires. Dans la mythologie grecque, le caractère solaire de cet animal symbolique se manifeste dans le fait qu'il est le messager d'Hélios-Apollon et qu'il est lié à Chronos, à Athèna et à Askleipios-Esculape. Les corbeaux ont prédit la mort de Platon, comme, à Rome, ils ont prédit celles de Tibère et de Cicéron.

 
Dans l'orphisme, le corbeau symbolise la mort initiatique et, en conséquence, se voit associé à la torche et à la pomme de pin, deux symboles de la renaissance métaphysique. De manière analogue, dans la tradition hermétique, le corbeau est symbole de la nigredo, la mort rituelle, le « passage aux ténèbres », tout comme le crâne et la tombe. Le dieu Brahma, dans la religion hindoue, se manifeste aussi parfois sous l'apparence d'un corbeau.


Le corbeau, toutefois, revêt une importance toute particulière dans les mythologies scandinave-germanique et celtique. Chez les Germains, les corbeaux sont sacrés et liés au dieu Wotan-Odin (Odhinn); les deux corbeaux de ce dieu, Huginn et Muninn (la « pensée » et la « mémoire »), volent de par le monde, recueillent toutes les informations intéressantes et reviennent chez leur Maître, dieu souverain, pour en référer. Huginn et Muninn suivent également Odhinn dans la chasse sauvage. Dans la mythologie celtique, les corbeaux sont consacrés tant au dieu Lug-à-la-longue-lance (attribut qu'il a en commun avec Odhinn) qu'à Morrigan, déesse de la fureur guerrière et de la mort au combat. Cette association au dieu Lug se retrouve dans le nom latin de Lyon : Lugdunum. En latin Dunum signifie hauteur et Lug était une divinité celtique solaire et de la lumière dont le messager est le corbeau. Lugdunum serait donc « la colline du dieu Lug ». De plus une légende voudrait qu’on ait donné le nom de Lougdounon à la colline de Fourvière car « alors que les fondations étaient déjà creusées, un vol de corbeau apparut subitement, voltigeant et tournoyant dans le ciel avant de se poser et couvrirent les arbres alentour ». Le corbeau avait alors un pouvoir prophétique et le nom de la ville viendrait donc du celte lougos qui signifie corbeau et dounon qui signifie lieu élevé d’où le nom de la colline aux corbeaux. Dans un mythe gallois, Owein est un héros « souverain des corbeaux » et il rencontre et affronte la suite du Roi Arthur. La diffusion de la symbolique du corbeau dans les aires germanique et celtique a conduit à sa présence importante dans l'héraldique, où on le confond toutefois assez souvent avec la corneille.


Autre donnée importante : le corbeau est associé aux yeux, non seulement parce qu'on lui attribue une capacité de clairvoyance, mais aussi parce que les yeux des morts sont son premier repas quand il se pose sur un champ de bataille. On attribue également à ses yeux des vertus médicamenteuses. L'association ¦il/corbeau est une symbolique typique de la première fonction souveraine dans les mythologies indo-européennes. L'¦il et le corbeau représentent en effet la fonction magique/religieuse, comme le prouve son association aux dieux Odhinn et Lug, tout comme les yeux occupent une fonction de premier plan dans la hiérarchie symbolique du corps humain.

 

Alberto Lombardo


(article tiré de La Padania, 25 juin 2000).

18.05.2008

FDR n°15

17.05.2008

Casse sociale

 

Toutes les notes