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09.12.2007

Fédération révolutionnaire des Communes

La situation désastreuse dans laquelle se trouve le Pays ; l'impuissance des pouvoirs officiels et l'indifférence des classes privilégiées ont mis la nation française sur le bord de l'abîme.

Si le peuple organisé révolutionnairement ne se hâte d'agir, son avenir est perdu, la révolution et perdue, tout est perdu. S'inspirant de l'immensité du danger et considérant que l'action désespérée du peuple ne saurait être retardée d'un seul instant les délégués des comités fédérés du salut de la France, réunis au Comité central proposent d'adopter immédiatement les résolutions suivantes :

- la machine administrative et gouvernementale de l'Etat, étant devenue impuissante, est abolie

- tous les tribunaux criminels et civils sont suspendus et remplacés par la justice du Peuple

- le paiement des impôts et des hypothèques est suspendu et remplacé par les contributions des communes fédérées, prélevée sur les classes riches, proportionnellement aux besoin du salut de la France

- l'Etat étant déchu, ne pourra plus intervenir dans le paiement des dettes privées

- toutes les organisations municipales existantes sont cassées et remplacées dans toutes les communes, par des comités de salut de la France, qui exerceront tous les pouvoirs sous le contrôle immédiat du Peuple

- Chaque comité de Chef lieu de département enverra deux délégués pour former la convention révolutionnaire du Salut de la France

- Cette convention se réunira immédiatement à l'Hôtel de ville de Lyon, comme étant la seconde ville de France et la plus à portée de pouvoir énergiquement la défense du Pays

Cette convention appuyée par le peuple entier sauvera la France.

Aux Armes !

Lyon, le 26 septembre 1870

Déclaration signée en autres par :

Albert Richard, Michel Bakounine (Lyon), Rajon (Tarare), A. Bastellica

(Marseille), Dupin (St Etienne)

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